PONI HOAX

L’étoile ne cesse de monter. Issu du jazz expérimental, cogné à une électro pointue et nimbé de rock, les dandys hexagonaux de Poni Hoax inventent l’expérience la plus excitante de ces dernières années.

Pour un groupe français, être remarqué par Pitchfork avant la presse nationale est une gageure. Chez Poni Hoax, c’est juste une suite logique. Alliance des contraires, étincelle inversée au creux d’un rock français amorphe, le quintet mélange pourtant les mêmes ingrédients que les autres, de la disco au rock en passant par l’électro, mais dans des proportions que seul autorise leur étonnant line-up : la voix « à la Bowie » du franco-cambodgien Nicolas Ker, les songes funky du multi-instrumentiste Laurent Bardainne ou le feu rythmique du batteur Vincent Taegger, capable d’officier à l’aise derrière Puccino comme derrière Aznavour. Abrité par l’immense maison Pan European Recordings, l’ambition sans prétention de cette formation baroque tire de ses poches un rock cérébral tout en tensions élastiques, un romantisme âpre et mystérieux repeint de claviers à quatre mains, qui a déjà accouché de trois albums fiévreux, dont le récent A State of War.