SUPERPITCHER THE GOLDEN RAVE DAYS

paris editor / January 24, 2017

On n'y croyait plus. Superpitcher, le plus francophile des musiciens allemands sort enfin ce fameux troisième album dont il a peaufiné le mixage au Red Bull Studios Paris. Comme il ne fait rien comme les autres, celui-ci sortira sous la forme de douze LP's, un pour chaque mois de l'année 2017. Un festin de choix, sans doute aussi gouleyant que les vins biodynamiques qu'il affectionne tant. Interview garantie sans sulfites. (english version available !)

Superpitcher finally comes out of hiding with his fabled third album, which he just finished mixing at Red Bull Studios Paris. Ever the outlier, he decided to release his latest opus as a series of monthly LP releases throughout 2017. We sat down with this most Parisian of German producers to discuss this all-you-can-eat feast.

What are the “golden rave days” ? Are you feeling nostalgic about that era?
Superpitcher
: The Golden Ravedays is my third full-length studio album that will be released across 2017 in twelve chapters of two tracks each. It's too soon to feel nostalgic about this album.  It's brand new!

Why release new music every month instead of a traditional album? Are you bored with the existing formats?
Superpitcher : I was not bored with the existing formats, but I had to question the limitations producers are at the mercy of when I had this dilemma with the longer-than-usual material I created. When I made the music for The Golden Ravedays, the tracks naturally stretched into the night, and beyond. I could not bring it over my heart to cut any of the sound to fit to the traditional formats available to me. It would have been like manicuring the horizon. It would have saddened the sun.

What was your mindset when you were recording these tracks? How did the sessions go?
Superpitcher : My mind had no frame. I woke up on a winter's morning in January, went to my studio and kind of stayed there for a full month. I really did not plan anything even though I did feel that the time was right for a new album after releasing King So So in 2015. Every day a new track made its appearance and the sessions took their own course. By the end of that month I had so much material that I could not come to any other conclusion that the release of the music will have to take on another shape than a simple full-length LP.  

Why do you like long tracks so much?
Superpitcher : It's not as if I am opposed to shorter tracks, it's just that I've come to realize that the style of music I create these days likes to take its time and explore many corners of sound spaces that I wish to express. I really did not even think about it too much. It just happened that way. Like a river. 

You have been based in Paris for several years now, did you finally get a flat? What do you like about this city? What are some of your favourite places in town?
Superpitcher : There are many things I love about Paris, but what I don't like about the city is how hard they make it for self-employed, non-married foreigners to find an apartment. I could write you a long list of favorite restaurants, museums, parks and churches but that would be boring. My favorite place for the last 3 years was definitely my little sound cave buried in the heart of Paris where I was living and working on all of this.

french version

Que sont ces « golden rave days » ? Est-ce une référence nostalgique à une époque ?
Superpitcher
 : The Golden Ravedays est le titre de mon troisième album studio. Il sera lancé tout au long de 2017, à raison de douze chapitres de deux morceaux chacun. Pour la nostalgie, c’est trop tôt… cet album est tout neuf !

Pourquoi éditer de la musique au compte-gouttes plutôt que sous forme d’album ? Les formats traditionnels t’ennuient ?
Superpitcher : Les formats traditionnels ne m’ennuient pas, mais j’ai dû me remettre en question en tant que producteur face aux contraintes de ces supports. Le matériel que je produisais était plutôt long : mes sessions en studio s’étiraient naturellement tard dans la nuit, parfois passé l’aube, et je ne pouvais pas me résoudre à couper dans les morceaux pour que l’album soit de longueur « normale ». Ça aurait été comme de faire une manucure à l’horizon. Ça aurait fait pleurer le soleil.

Quel était ton état d’esprit lors des sessions d’enregistrement ? Comment se sont-elles passées ?
Superpitcher : Mon esprit n’était dans aucun état particulier. Je me suis levé un beau matin d’hiver, en janvier, puis je suis allé dans mon studio et j’y suis resté pendant tout un mois. Je n’avais rien planifié, mais je sentais qu’un nouvel album serait de rigueur après King So So, paru en 2015. Chaque jour, un nouveau morceau apparaissait et les sessions ont suivi leur cours naturel. À la fin du mois, j’avais tellement de matériel que la seule conclusion fut que la parution de toute cette musique se ferait d’une autre façon que par un album normal.

Qu’est-ce qui se cache derrière ton amour des morceaux ultra-longs ?
Superpitcher : Ce n’est pas par opposition aux morceaux plus courts, mais plutôt parce-que le type de musique que je produis ces jours-ci se plaît à visiter tous les recoins des espaces musicaux que je veux construire. Je n’y ai pas vraiment réfléchi… c’est simplement arrivé comme ça, comme une rivière.

Tu vis maintenant à Paris depuis plusieurs années. As-tu finalement trouvé un appart ? Parle-nous de ce qui te plaît tant ici, quelles sont tes bonnes adresses ?
Superpitcher : J’aime tant de choses à Paris, mais je n’ai pas aimé galérer à trouver un appart en tant que célibataire et travailleur indépendant. Je pourrais vous donner une liste de mes restaurants, musées, parcs et églises préférées, mais ça serait ennuyeux. L'endroit que j'ai préféré ces trois dernières années c'est ma petite grotte au milieu de Paris où je vivais et créais mes sons.

Golden Rave Days out on 27/01/16 on Hippie Dance.
Preorder : www.kompakt.fm/releases/the_golden_ravedays_1