RED BULL STUDIOS PARIS SESSION : S3A

paris editor / March 30, 2017

One producer, one week’s residency at Red Bull Studios Paris, one EP for free download: this is how it’s done at Red Bull Studios Paris Sessions. S02E01: after KiNK, Low Jack, French Fries & Bambounou, Pépé Bradock, Feadz amongst others, French house wunderkind S3A steps up to the plate. (French version below !)

Since releasing Continuation, his first 12” as S3A (which stands for Sampling as an Art) in 2012, Max Fader has carved his niche in the French House scene. Not content with a clutch of releases on some of the labels of the moment (Phonogramme, Lazare Hoche Records, Local Talk), regular sets at Concrete, a remix for Laurent Garnier (who made him a B2B guest at the Rex Club), and a live performance first presented at Weather Festival in 2015, Max recently launched his own label, Sampling as an Art Records. After years on the scene, the 38-year-old seems to have hit his stride with S3A, a dancefloor-oriented project deftly fusing samples with analogue sounds – wearing its love of soul, funk and American House music on the sleeve of its English-Rave tracksuit.

Max, who developed an encyclopedic knowledge of Magma and The Weather Report by listening to his father’s rock and progressive jazz records, fell into Techno music in 1992 in the French surf haven of Lacanau, when two brits played him a mix by UK Hardcore legend DJ Tanith: “I was hooked, and my passion for the genre lasted until at least 2005. I was living in Rouen at the time, and it wasn’t easy to come across the right records. But I was lucky to become friends with Zadig, whose sets I just loved – this way he had of mixing Hardcore with Hip Hop.”

That was Max’s break into DJing, riding in on technoid mixes and productions “to get my bearings.” In 2010, when Marcel Dettman starts featuring All is Just a Matter of Time, the sublime, Berghain-ready, Maurizio/Plastikman-inspired Zadig collaboration released under the Friendship Connection moniker, everything seems to click. Max decides to move away from straight-up minimal techno in order to dedicate himself to the sunnier S3A project, a means of proclaiming his “dual love of Masters at Work-style House and Laurent Ho Hardcore,” while working off a sample-based backbone: “I’m a fan of Todd Edwards, Luke Vibert… And also Akufen. I actually got the idea for my stage name off a t-shirt he was wearing, which had ‘Art of Sampling’ written on it. I love those guys’ way of approaching sampling. I think because I was stuck in Techno mode for so long, and I’m not exactly a keyboard wizard, I’ve turned to sampling as a way of producing notes. But it was the success of MCDE and Pittman that really freed me up to explore further, and to let my house/funk/disco flag fly.”

Steeped in samples taken from late-70s funk fusion and disco records, S3A’s universe became populated with its own set of references, alongside the more lyrical end of the house spectrum (Masters at Work, Todd Edwards, Marc Kinchen, Mood II Swing) and techno’s more soulful tip (Moodyman, Ron Trent). With an uncanny ability to shift from melancholy deep house (as on Forward Part 1) through to uplifting vocal house (Feels Like Garage) and harder, more functional techno bangers (the Brit-inflected The Ravist), S3A has, in the span of a few years, become a pillar of French house, a trend that shows no abating with the forthcoming release of his next EP, which he recorded over one short week last January at Red Bull Studios Paris. Working with a band for the first time, he let the bass, drums and Rhodes ensemble do their thing based on his instructions, resulting in five new S3A cuts providing a 360-degree view of his musical universe, of which Querelles de clocher explores the deepest, jazziest reaches, while house bombshell Leaving 19th promises to brighten up the dancefloor. Equal parts funk and melancholy, BRM Reprise is based on a KINK sample, and represents a departure in S3A’s discog: “I feel like this record is my best work to date. It represents what I want to do with my music, how I want my first album to sound. It’s a new chapter in the history of S3A. In fact, I should have called it S3A 2.0.”

Patrick Thévenin

French version

Un producteur, une semaine de résidence au Red Bull Studios Paris, un EP en téléchargement gratuit, telle est la règle des Red Bull Studios Paris Sessions. Saison 2, épisode 1 : après KiNK, Low Jack, French Fries & Bambounou, Pépé Bradock, Feadz et quelques autres c’est le prince de la deep house, S3A, qui s’y colle.

Depuis 2012, et « Continuation » son premier 12” sous le pseudo S3A (pour Sampling as an Art), Max Fader s’est taillé une place de choix dans la scène house française, mais pas que. Aujourd’hui, avec une dizaine de sorties à son actif sur les labels les plus en vue du moment (Phonogramme, Lazare Hoche Records, Local Talk…), des sets réguliers pour les soirées Concrete, un remix pour Laurent Garnier (qui, dans la foulée, l’a invité à jouer avec lui en B2B au Rex Club), une formule live lancé au Weather Festival en 2015, et la création de son propre label (Sampling as an Art Records), rien ne semble plus arrêter Max Fader, qui, à 38 ans et de longues années comme acteur de la scène club, semble enfin avoir trouvé la formule idéale avec S3A. Un projet dancefloor qui fusionne avec dextérité samples et analogique, et qui assume à merveille son amour pour la soul, le funk et la house américaines, mais aussi son goût pour les ambiances plus brutes et rave à l’anglaise.

Max Fader, qui par son père a beaucoup écouté du rock et du jazz progressif et semble incollable sur Magma ou The Weather Report, se souvient être tombé dans le grand bain de la techno en 1992 à Lacanau, quand deux anglais en déroute lui on fait écouter une K7 d’un mix de DJ Tanith, une des légendes du hardcore UK. « J’ai tout de suite accroché, j’ai vécu cette passion pour cette musique jusqu’en 2005, j’habitais Rouen à l’époque, ce n’était pas simple de trouver les bons disques. Mais j’ai eu la chance de sympathiser avec Zadig dont j’adorais les sets, cette façon qu’il avait de mixer du hardcore avec du hip-hop. »

C’est de cette manière que Max se lance, commence à mixer et produire des tracks plutôt techno « histoire de se faire la main » comme il l’avoue. En 2010, « All is Just a Matter of Time », sa collaboration avec Zadig sous Friendship Connection, sublime concentré de techno façon Berghain entre Maurizio et Plastikman est playlistée par Marcel Dettman et connaît un franc succès. C’est le déclic. Max décide alors de laisser la techno pure, dure et minimale de côté pour se lancer dans l’aventure S3A, un projet plus solaire qui lui permet d’assumer « son amour aussi bien pour la house des Masters at Work que le hardcore de Laurent Ho. » Mais surtout d’imposer le sampling comme la colonne vertébrale de sa musique. « Je suis fan de Todd Edwards, de Luke Vibert ou d’Akufen et c’est d’ailleurs après l’avoir vu porter un t-shirt avec marqué Art of Sampling que j’ai trouvé mon nom de scène. J’adore la manière de ces producteurs d’aborder le sample, je crois que je suis resté longtemps enfermé dans la techno parce que je ne suis pas le roi des claviers et j’ai donc décidé d’utiliser le sampling pour m’affranchir des notes. Mais c’est le succès de MCDE ou Pittman qui m’a vraiment libéré, poussé à explorer et mettre plus en avant mon côté house, funk et disco. » Plongé dans les samples tirés de disques de funk fusion et de disco de la fin des années 70, S3A a petit à petit développé un son bien à lui, dont les références sont à chercher aussi bien du côté de la house la plus élégiaque (Masters at Work, Todd Edwards, Marc Kinchen ou Mood II Swing) que de la techno quand elle explore ses racines les plus soulful (Moodyman, Ron Trent). Capable de passer de la deep-house mélancolique (« Forward Part 1 ») à la house vocale la plus uplifting (« Feels Like Garage ») comme à des morceaux plus fonctionnels et durs (« The Ravist » c’est S3A qui aurait bouffé un anglais, plaisante Max), S3A s’est imposé en une petite poignées d’années comme la pierre angulaire de la house made in France. Et ce n’est pas son prochain EP enregistré en une semaine en janvier dernier aux Red Bull Studios de Paris qui risque de briser cette dynamique. Aidé pour la première fois de trois musiciens (basse-batterie-piano Rhodes) qu’il a laissé jammer selon ses instructions, S3A a tiré de cette semaine en studio chargée et intense cinq titres qui explorent parfaitement et à 360 degrés son univers musical. Entre « Querelles de clocher » excursion vers le plus deep et jazz de sa musique à « Leaving 19th » petite bombe de house dont on attend avec impatience les effets sur le dancefloor en passant par le très funky et mélancolique « BRM reprise » basé sur un sample de KINK, S3A emmène sa philosophie du groove un cran plus loin et franchit une étape décisive dans sa discographie : « Je pense que c’est au jour d’aujourd’hui ce que j’ai fait de mieux, ça correspond exactement à la manière dont j’envisage ma musique, et mon premier album, dans le futur. Ce disque risque d’être un tournant dans l’évolution de S3A, en fait histoire de bien faire j’aurais dû l’appeler S3A 2.0. »

Past Red Bull Studios Paris Sessions
KiNK : win.gs/2bS0K6D
Tom Trago : win.gs/223NK07
Svengalisghost : win.gs/1Ks16Pw
Darius : win.gs/1PU2Y3M
French Fries & Bambounou : win.gs/1PSDqSW
Low Jack : bitly.com/1CYFio5
Pépé Bradock : win.gs/1TBOZgV
Feadz : win.gs/1isi9UJ

S3A
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