Red Bull Studios Paris Session : Not Waving

May 18, 2017

The Red Bull Studios Paris equation: one producer + one week residency at Red Bull Studios Paris = one free EP for you to download. Season 2, Episode 2: following the likes of S3A, KiNK, Low Jack, French Fries & Bambounou, Pépé Bradock, and Feadz, Not Waving, the most vicious of English techno producers, set up shop at Red Bull Studios Paris. We asked Julien Morel, former editor-in-chief of VICE France, to introduce the project (French version below).

Alessio Natalizia, aka Not Waving, is not only a resolutely contemporary techno producer, but also an underground legend. The London-based, Italy-raised producer, who collaborated with Powell on the infernal, brilliant Diag N.A 2016 EP just last year, serves up some of the most extreme, violent and accomplished Lo-Fi dance music on the market.

Judging by his penchant for the colour black, or the look of his album and EP covers, or even his track titles, Not Waving owes a certain debt to the aesthetic first established over a decade and a half ago by the Dopplereffekt project, a genre that could best be summarized as "socialistic, efficient, utilitarian electronic music." Following early dalliances with the rather anarchistic experimental and noise scenes in the early 2010s, Not Waving, cloaked in a brand-new North Face parka, took a turn towards the more danceable – yet equally dark – sounds of EBM, house, acid, techno and leftfield disco, releasing a handful of EPs on some of the best labels of the time (Diagonal, Ecstatic, Emotional Response), running along a common thread of authoritarian-esque dancefloor terror, propelled by a will for perpetual proletarian revolution.

Musically, these five cuts bring to mind images of Joey Beltram getting gang-banged by Skinny Puppy around the back of a late-Thatcher-era needle exchange, or, what Soviet propaganda music aimed at the Western world would sound like today. Yet more soberly, it is the kind of techno we all want to dance to in the crushing shadow of contemporary capitalism – a pure digital horror concentrate shooting straight for your ears.

French version

Un producteur, une semaine de résidence au Red Bull Studios Paris, un EP en téléchargement gratuit, telle est la règle des Red Bull Studios Paris Sessions. Saison 2, épisode 2 : après S3A, KiNK, Low Jack, French Fries & Bambounou, Pépé Bradock, Feadz et quelques autres c’est le plus vicieux des producteurs techno anglais, Not Waving, qui s’y colle. Nous avons demandé à Julien Morel, journaliste, de nous présenter le projet.

Not Waving, aka Alessio Natalizia, est un producteur de techno contemporain doublé d’une légende underground. Italien basé à Londres, proche de Powell – avec qui il a sorti un maxi commun infernal de génie l’année dernière, Diag N.A 2016 –, Not Waving propose l’une des dance music lo-fi les plus extrêmes, violentes et abouties sur le marché.

À en croire sa propension à utiliser la couleur noire, ses pochettes d’albums et maxis ou le nom de ses morceaux, le producteur surfe sur une ligne artistique radicale initiée par le groupe Dopplereffekt il y a de cela quinze ans et que l’on pourrait résumer grossièrement en ces termes : musique électronique socialiste fonctionnelle totalitaire. En effet, après des débuts dans les scènes noise et expérimentale – d’aucuns diraient : anarchistes – à l’orée de la décennie 2010, Not Waving a inexorablement basculé vers la face la moins sombre de la musique de machine négative en s’achetant vraisemblablement une parka The North Face et une solide culture EBM, house, acid, techno et disco leftfield ; fort de cette nouvelle passion pour la musique dansable, il en a profité pour sortir – sur les meilleurs labels actuels : Diagonal, Ecstatic et Emotional Response – plusieurs EPs de terreur pure influencés par la volonté de puissance et l’idée de perpétuelle révolution prolétaire.

Musicalement, ces cinq titres ressemblent à du Joey Beltram gang-bangué par Skinny Puppy quelque part près d’un distributeur de seringues de Stalingrad au début du second septennat Mitterrand. Ou la musique de propagande de masse destinée à l’Occident ordonnée par les arcanes de Parti si l’URSS existait toujours en 2017. Plus prosaïquement, c’est la techno que tout le monde a envie d’écouter pour danser et oublier les dernières heures du monde dominé par l’économie de marché.

Un concentré d’horreur digitale pure à destination de vos oreilles.