Red Bull Studios Paris Session : KiNK

August 25, 2016

Strahil Velchev, better known under his pseudonym KiNK, has a fetish for electronic machines – and he has cajoled his favorite toys into joining him onstage for one of electronic music’s most in-demand live acts. And as our guest at Paris’ Red Bull Studios, he has laid four exclusive tracks to help you dance into the end of summer. (French version below)

His love of music and glistening turntables started early – with the kind of parents who would bring a four-year-old to a disco night – but his love of electronic music in particular would flourish during his teenage years, with early 90s techno filling up his free time. Enterprising young Strahil started crafting rudimentary vinyl loops on cassette, and progressively moved into production after he bought his first computer: his first demos of embryonic Chicago-infused acid-house betrayed an affection for techno’s brute pragmatism. His first hit, “Same Old Things” (a split record with Craig "Eviljack" Birmingham, released in 2005 on the UK label Odori) made him a force to reckon with, but it was his live act, based on a combination of machines with vinyl, along with a 50-50 mix of improv and self-sampling, that really cemented KiNK’s place on the world electronic music stage. The show was named best live performance of 2015 by Resident Advisor, and, with over 150 dates a year, would give Strahil plenty of opportunities to hone his skills.

No wonder, then, that this gentle giant was like a kid in a candy store when he saw the assortment of gear at Red Bull Studios Paris, where he spent a week recording four brand new tracks: “I made a conscious decision to limit myself,” he confides, “and to use only what I could find in the studio to compose and record. I only brought two of my very favourite machines with me: an Acidlab Drumatix to make beats with and a Leploop – which I always bring on tour with me anyway – to make all these weird noises. Among the many instruments that were on-site, I picked a Rhodes MK 1 piano, a Moog Voyager, an acoustic drum kit and a clutch of vintage analogue effects, like the Mu-Tron Bi-Phase. The goal was simple: to compose, record and mix three track in five days. It was a very intense experience, the clock was ticking and I had to learn how to play instruments that were new to me. So in short I had to quickly bound out of my comfort zone, which did me a world of good. None of this would have been possible without Rachel Row, who sang and played a couple of piano chords, and the studio’s sound engineer Jérome Caron, who gave me quite a bit of help with the arrangements.”

The end result, which was the fruit of long improv sessions rather than hardcore programming, is pure decadent KiNK: “ Naive ” a jazz-tinged electro-pop nugget carried by Rachel’s voice, is followed by “French Affair,” a club-ready instrumental house one-two punch. But the EP’s true bombshell is undoubtedly “Say the Word” (in both vocal and dub versions,) a veritable orgy of early-90s New York Garage influences and Chicago Acid loops in, as Strahil posits, “an homage to Laurent Garnier’s Flashback,” a cavalcade of snares that just fills your brain with bouncing smiley faces. “It was a very intense session,” Strahil confides, “but everything went without a hitch, thanks to the studio’s excellent vibe and the professionalism of its staff. The cherry on the sundae was that the last day of recording coincided with my birthday, so I couldn’t have asked for more. It’s been a while since I spent such an awesome weekend in Paris.”

French version

Strahil Velchev, plus connu sous le pseudo KiNK, est un amoureux des machines électroniques autour desquelles il a bâti un des lives les plus demandés de la scène électronique actuelle. Lors de son passage aux Red Bull Studios de Paris, il a enregistré quatre morceaux inédits, qui n’ont pas fini de nous faire danser. Après Darius, Tom Trago ou encore Pépé Bradock, il signe un nouvel épisode de la série des Red Bull Studios Paris Session.

S’il se souvient avoir été très tôt fasciné par la musique, notamment par les platines disques d’une soirée disco où ses parents l’avaient emmené alors qu’il n’avait que quatre ans, c’est au début des années 90, alors qu’il est adolescent, que Strahil va tomber dans le grand bain de la techno, écoutant tout ce qui lui tombe sous la main, et commençant à bricoler des boucles sur vinyles qu’il enregistre sur K7, faute de mieux. Il achète enfin son premier ordinateur, se lance rapidement dans la production, et compose ses premiers morceaux, un poil brouillons mais fortement inspirés par l’énergie de l’acid-house de Chicago et la fonctionnalité brute de la techno. En 2006, « Same Old Things » son premier succès en duo avec Craig "Eviljack" Birmingham sur le label Odori l’impose parmi les DJ’s avec lesquels il va falloir compter. Mais c’est avec le développement de son live, basé sur une combinaison de machines et de platines vinyles et combiné à 50% d’improvisation et 50% de mélodies samplées (de ses propres morceaux), que KiNK va s’imposer sur la scène électronique mondiale au point d’être nommé par le très pointu site Resident Advisor meilleur live de l’année 2015 et enchainer date sur date (plus de 150 ans par an) et ne plus s’arrêter de grimper.

Pas étonnant que cet immense gaillard à la gentillesse confondante se soit senti comme un gamin dans un magasin de jouets lorsqu’il est venu aux Red Bull Studios de Paris où il a passé une semaine à enregistrer quatre tracks inédits. « J’ai décidé de me limiter volontairement, confie Strahil, de composer et enregistrer avec ce que je trouverais au studio. J’ai juste emmené deux de mes machines fétiches, un Acidlab Drumatix pour les beats et un Leploop (pour les sons étranges que j’en sors) que j’ai toujours avec moi quand je suis en tournée. Parmi tous les instruments qui étaient disponibles au studio, j’ai choisi, un piano Rhodes MK 1, un Moog Voyager, un drum kit acoustique et quelques effets analogues et vintages comme un Mu-Tron Bi-Phase. Le but était simple : composer, enregistrer et mixer trois morceaux en cinq jours. C’était très intense comme expérience, les jours étaient comptés, je devais apprendre à me servir d’instruments qui m’étaient totalement inconnus, bref je devais sortir de ma zone de confort et ça m’a fait énormément de bien. Même si tout ça n’aurait pas été possible sans la vocaliste Rachel Row qui a aussi joué quelques accords au piano et Jérome Caron, l’ingénieur son du studio, qui m’a beaucoup aidé avec les arrangements. »

Le résultat, fruit de longues sessions d’improvisations, plutôt que de programmation pure et dure, est à la hauteur du talent et de la palette musicale de KINK, entre « Naive », petite douceur électro-pop teintée de jazz et portée par la voix de Rachel et « French Affair » bombe de house instrumentale taillée pour les clubs. Mais le tube de cet EP inédit reste certainement « Say the Word » (décliné en deux versions, une vocale et une dub) où les influences de la scène garage new-yorkaise des années 90 et les boucles acid et mentales de Chicago se bousculent et qui, confie Strahil, « est un hommage au “Flashback“ de Laurent Garnier ». Un tube qui sent, avec ses envolées de caisses claires, le dancefloor parfumé au smiley à plein nez. « Ça a été un travail intense, confie Strahil, mais tout s’est merveilleusement passé, notamment grâce à l’ambiance au sein du studio et au professionnalisme des gens qui y travaillent. Pour couronner le tout, le dernier jour d’enregistrement tombait pile-poil avec mon anniversaire, donc tout s’est fini à merveille. Je crois vraiment que je n’avais pas passé un week-end aussi fantastique à Paris depuis longtemps. »

Past Red Bull Studios Paris Sessions

Tom Trago : win.gs/223NK07
Svengalisghost : win.gs/1Ks16Pw
Darius : win.gs/1PU2Y3M
French Fries & Bambounou : win.gs/1PSDqSW
Low Jack : bitly.com/1CYFio5
Pépé Bradock : win.gs/1TBOZgV
​Feadz : win.gs/1isi9UJ