Mawimbi RBMA Festival Paris Closing Set

October 05, 2016

La carte n’est pas le territoire : le collectif français Mawimbi continue de franchir les frontières avec une classe et un enthousiasme communicatif. Résidents réguliers du studio, nous ne pouvions pas clôturer le RBMA Festival Paris sans eux, voici donc leur set en exclusivité. Good times.

Que s’est-il passé pour vous depuis votre dernier passage au studio ?
Mawimbi : Depuis le mois d'avril donc ! Pas mal de choses : deux nouvelles sorties sur le label, dont l'EP de Pouvoir Magique, qui font partie du crew, ainsi que le premier EP de Loya, un artiste d'origine réunionnaise qui propose une fusion entre electronica et musiques de l'océan indien (maloya, séga, musiques tamoul et malgaches). Une tournée d'été bien chargée, aussi, avec des passages par Garorock, Calvi On The Rocks, Montreux Jazz Festival ou encore Belle-Île On Air, notre petit coup de coeur de l'été. Côté événements, on continue d'envoyer La Ganzoü avec les camarades de Grünt et l'équipe de Petit Bain, une fois tous les deux mois et on inaugure notre nouvelle résidence, Radio Mawimbi, au Djoon le 21 octobre prochain en compagnie d'Auntie Flo et Philou Louzolo. Enfin, on vient tout juste de lancer une nouvelle série d'émissions mensuelles sur Rinse France, dédiées à l'exploration des scènes musicales et des pays de l'Atlantique Noire.

Comment s'est passée cette soirée du RBMA Festival Paris ?
Mawimbi : C'était mortel ! Beaucoup d'artistes qu'on attendait de voir depuis un sacré bout de temps, dont le projet inédit entre Gary Gritness et Jacob Mafuleni. Mais la claque de la soirée c'était définitivement le live d'Insanlar. On est très heureux d'avoir pu y assister car on sait que leurs performances sont rares. Leur musique nous touche beaucoup et nous inspire. Et bien sûr on était quand même un peu stressés à l'idée de passer derrière Optimo dans la grande salle du Badaboum Ce sont des DJs au statut quasi-mythique dont l'éclectisme et le goût très sûr nous ont conforté dans l'idée de créer Mawimbi. Et puis on suit avec beaucoup d'attention le projet Autonomous Africa emmené par JD Twitch.

Pouvez-vous nous dire un petit mot sur la musique que vous avez joué ?
Mawimbi : On savait qu'on allait jouer tard et on ne savait pas très bien comment Optimo allait finir. On savait donc que le premier morceau allait être important, c'est pour cela qu'on a choisi un edit d'un très gros morceau de Juju par notre ami James Stewart, résident des soirées Black Atlantic au Sucre. Un vrai killer track avec une rythmique un peu "casio" qu'on a pu facilement enchaîner avec des choses plus hypnotiques et profondes. On a donc commencé sur une note très percussive, quasi techno, avant de revenir sur notre terrain de prédilection en jouant des morceaux de José Marquez et Africaine 808. Plus la soirée avançait et plus on est redescendu en tempo, avec des morceaux plus langoureux, dont ce morceau très beau d'Universo sorti récemment sur le label polonais Oficyna Transtlantyk. Et puis on a conclu sur la prochaine sortie du label, qui est une collaboration entre Umeme Afrorave, nos poulains, et Africaine 808, nos amis et "papas".
 

Le disque de collaborations entre Umeme Afrorave et Africaine 808 est en pré-commande sur le bandcamp du label:
https://wearemawimbi.bandcamp.com/album/vs-flamingo-hangover-ep