Beats On Demand : Superpoze

September 13, 2016

Beats on Demand is predicated on a simple idea: one producer + a palette of about a hundred sounds = thousands of possibilities. We locked a succession of producers – starting with Superpoze – inside Red Bull Studios Paris for two days and tasked them with producing a track. To make things more fun, we allowed them to use only sounds provided by fans over the Web – whose contributions inspired some amazing results. We asked Superpoze to tell us about his experience. (French version below !)

 

Here's the contributor's list, a warm thank you to them !
Mathis GB, Thierry Lecerf, Morgan Boyer, Charlotte Plas, Jean-Baptiste Blond, Moon Gyuful, Maureen Montuori, Léo Luyer, Thomas Briant, Nathan Peinturaud, Alexandra Alexandre, Paul Clavier

Here is a small exemple of the sample we received and how Superpoze treated them :

How did the project go? Were you happy with the contributions?
Superpoze: It went really well! I was given a lot to work with – a lot of random noises, and finished tracks also, but very few melodies. Schoenberg said that sound is just noise, organized. I tried to present an organization of those disparate noises so that they became sound.

How did you produce the track based on the material you were given?
Superpoze: I gave myself a set of rules. The first was to use only those elements that came from participants, expect for one tool from the studio, and so I chose the Rhodes. I didn’t want to just make a collage, so I used those samples as If I had sought them out by myself. I stretched them out, detuned them, chopped them up. Some key elements I had to jerry-rig from the submissions, such as the kick drum.

Having no advance knowledge of what elements you will have to work with: stimulating or a just a fool’s errand?
Superpoze: As it turns out, it’s very stimulating. My usual method is to record random noises anyway – a piano lick, some spoken word, a sample, etc. – and then letting inspiration flow from that foundation. The only restriction was the time. I had a few false starts, and they could have turned into five or six different tunes, but I had to quickly choose one route and stick with it. That constraint can really make your head spin if you started thinking about all the unexploited ideas.

The resulting track is really trippy, yet you can dance to it. It sounds a bit Brazilian, too – did you travel there this summer?
Superpoze: I had been working with a friend on his album for the entire week before the residency. We’d spent our days recording percussions with syncopated rhythms, and in the evening we’d listen to Caetano Veloso, Arto Lindsay and Paulinho Da Viola. So yeah, I definitely had Latin America on the brain.

french version

Un producteur, une centaine de sons, un millier de possibilités. Beats On Demand propose un défi simple : produire un morceau en se basant uniquement sur les sons envoyés par les internautes, pendant une session de deux jours au Red Bull Studios Paris. Le premier à s’y coller fût Superpoze, les contributions ont été riches et multiples, le résultat à la hauteur. Explications.

Comment s'est déroulé le projet ? Content des contributions ?
Superpoze : Très bien, j'ai reçu beaucoup de choses. J'ai reçu énormément de bruits, pas mal de morceaux entiers et terminés, mais assez peu de mélodies. Schoenberg écrivait qu'un son, c'était un bruit qui rentrait dans une organisation. J'ai essayé de proposer une organisation de ces bruits disparates pour qu'ils deviennent des sons.

Comment as-tu conçu le morceau compte tenu du matériel dont tu disposais ?
Superpoze : Je me suis donné quelques règles. La première était de n'utiliser absolument aucun élément qui ne provenait pas des participants, à l'exception d'un outil du studio, et j'ai choisi le Rhodes. Je ne voulais pas faire un simple collage, donc j'ai utilisé ces samples comme je l'aurais fait si je les avais cherchés personnellement. Je les ai étirés, détuné, découpés… Il y avait certains éléments clés que je n'avais pas, comme le kick, que j'ai fabriqué à partir d'un bruit d'objet reçu.

Ne pas maîtriser les ingrédients d'un morceau, c'est une contrainte stimulante ou un exercice périlleux ?
Superpoze : C'est forcément stimulant. Même quand je compose, je commence toujours par enregistrer des sons hasardeux. Un piano, une phrase, un sample, etc. Cette base va faire naitre des idées, et je la supprime souvent par la suite. La seule contrainte ici était le temps imparti. J'ai eu plusieurs faux départs, et j'aurais pu faire 5 ou 6 morceaux différents, mais il fallait choisir une seule route rapidement. Le choix de cette route est périlleux par essence. Le temps imparti donne le vertige quand on pense à toutes ces idées qui ne pourront pas être explorées.

Le morceau en question est planant, dansant et sonne un peu brésilien… tu es parti en vacances là bas cet été ? :-)
​Superpoze : J'ai travaillé sur l'album d'un ami toute la semaine avant d'arriver au studio. On a enregistré plein de percussions avec des rythmes très syncopés, et tous les soirs on écoutait Caetano Veloso, Arto Lindsay et Paulinho Da Viola... Alors oui, j'étais un peu latino-americanisé.

superpoze.bandcamp.com
soundcloud.com/superpoze